Salon International de l'Agriculture

Thibaut et Florence, les éleveurs de #Haute

Découvrez le portrait des éleveurs de #Haute

Quel est votre parcours ?

J’ai grandi au sein de l’exploitation familiale gérée par ma mère à Curières (12). Mon père, commerçant à Laguiole, a toujours été impliqué dans les manifestations agricoles départementales. J’ai donc tout naturellement obtenu mon bac Technologique (STAE). J’ai ensuite travaillé comme salarié agricole pendant quatre ans dans une exploitation voisine puis dans l’exploitation familiale avec 70 vaches allaitantes. C’est en 2009 que je m’installe en GAEC avec ma mère. En 2011, Florence que j’ai rencontrée sur les bancs du lycée reprend l’exploitation de son père, parti à la retraite, et qui compte 60 vaches allaitantes de race pure Aubrac sur 90 ha. Nous nous marions en 2014 et Florence rejoint notre exploitation avec son troupeau en 2016. Aujourd’hui, l’exploitation compte 130 vaches de race pure Aubrac sur 190 hectares répartis sur deux sites distants de 30 kilomètres. Nous apprécions de travailler en couple. Nous partageons les responsabilités, nous travaillons dans la confiance, c’est un vrai relai pour chacun. Notre structure familiale est d’ailleurs assez représentative de la structure des exploitations du massif même si elle est très féminine !

Pourquoi avoir choisi la race Aubrac ? 

Parce que pour moi c’est une évidence. Notre exploitation est située dans le berceau historique de la race Aubrac. J’ai grandi au sein de l’exploitation familiale qui m’a permis d’acquérir une réelle expertise de la race. Il faut en effet plusieurs années, voire décennies pour améliorer un troupeau. C’est un travail précieux initié il y a des générations par nos familles. Il était impensable de perdre cet héritage.

Quelles sont ses particularités ?

Elle est d’abord très belle. Elle a le pelage couleur froment, des cornes en forme de lyre, des yeux maquillés. L’Aubrac est une race rustique allaitante, très facile à élever et dotée d’une fécondité excellente. Elle est autonome, ne nécessite pas beaucoup de main d’oeuvre ce qui améliore beaucoup notre travail au quotidien. De plus, elle est performante pour la production de viande aussi bien en race pure qu’en croisement avec un taureau de race à viande spécialisée. Elle me garantit donc une belle rentabilité économique. Votre vache a été choisie pour devenir l’égérie du Salon International de l’Agriculture.

Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Je suis très fier que Haute soit la 10ème vache égérie du SalonInternational de l’Agriculture. C’est un réel bonheur. C’est la récompense de tout le travail accompli depuis des générations sur notre plateau ! Je réalise aussi que la vache égérie permet, plus largement, la promotion de la race Aubrac, de mon exploitation et du territoire sur lequel nous vivons et nous travaillons. Le fait que le Conseil d’Administration de l’UPRA Aubrac ait choisi notre élevage comme étant représentatif des caractéristiques de la race et de ses valeurs pour en devenir le représentant sur le Salon International de l’Agriculture est très important pour toute ma famille. Dans notre troupeau, j’ai proposé Haute parce qu’elle correspond pour moi aux critères de l’Aubrac. Mon choix a été validé à l’unanimité par l’Organisme de Sélection. C’est notre plus belle récompense.

Comment vivez-vous au quotidien au sein de votre exploitation l’agriculture comme une aventure collective ?

J’ai travaillé d’abord en famille avec ma mère et mon père qui vient souvent donner un coup de main sur l’exploitation. Aujourd’hui je travaille aussi en couple avec Florence. C’est très réconfortant de ne pas être seul pour un éleveur. Les responsabilités sont partagées. Je peux donc me libérer pour être conseiller municipal de ma commune ou même … aller au foot ! C’est important de pouvoir sortir de son exploitation. Nous avons aussi du matériel en CUMA : tonne à lisier, épandeur d’engrais, remorques bétaillère pour à la fois suivre les évolutions technologiques des outils et pouvoir échanger. Les réunions organisées par la CUMA nous permettent d’échanger entre éleveurs. C’est important de connaître les pratiques de travail des autres. J’ai aussi fait appel à la coopérative Celia qui commercialise les mâles à l’export. Grâce à Celia je vends dans des pays comme l’Italie, l’Algérie,... auquel je n’aurais jamais eu accès. Nous faisons également partie d’un GIE qui commercialise la race Aubrac et nous aide dans toutes les démarches administratives. Nous adhérons également à une démarche de qualité label rouge BFA (Boeuf Fermier Aubrac) qui nous permet de mieux valoriser les vaches de réformes. Les chambres d’agriculture réalisent des suivis techniques et des contrôles de performances (VA4). Toutes ces structures agricoles nous épaulent dans notre quotidien. C’est une aide indispensable aujourd’hui.

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